BillTomMaxVigileOoOoOoOoO
Faire les courses avec son frère n'est pas la plus rude des tâches, non, il doit d'abord annoncer à ce dernier la nouvelle. Ce qui signifie qu'il doit lui parler... Avant d'envisager cette situation Tom ressort de sa chambre, après s'être habillé à sa guise, et s'en retourne à la cuisine où Max s'affére toujours à ranger les courses.
-Ah Tom ! Je vois que tu t'es décidé à obtempérez !-Ai-je le choix ?-Non certes.-Bien en échange de cet immense service puis je te demander quelque chose ?-Bien sûr.-Je te laisse la tâche d'aller annoncer à Bill que je l'attends dans un quart d'heure dans le salon.
-Tom...-Quoi ?-Rappelle-moi ton âge.-18, quel est le rapport ?-Tu te comportes comme si tu en avais dix de moins !-...-Bon j'y vais.Tom ne répond pas réalisant que son beau-père n'a pas tout à fait tort mais après tout c'est son caractère, et aux dernières informations son frère est dotté du même !
Mettant de côté cette réflexion il rejoint le salon et reprend place dans le sofa. Mille et une questions naissent dans sa tête. Cette sortie ne le réjouit guère car il craint avant tout une nouvelle dispute avec son double mais en même temps il se dit que peut-être pourraient ils mettre les choses à plat et s'expliquer calmement mais, à une seule condition : que Bill fasse le premier pas. Il se maudit d'être aussi entêté mais ne peut s'empêcher de penser que son jumeau se doit de faire cette démarche.
Pendant cette remise en question quelque peu inutile, Max patiente devant la porte de Bill.
Il a déjà frappé à trois reprises... Enfin la porte s'ouvre, laissant découvrir l'androgyne, ses yeux rougis et gonflés par....la fatigue ? Max ne s'y attarde pas et s'empresse de lui annoncer la nouvelle.
-B'jour Billou ! D'un geste amical il lui ébouriffe les cheveux et poursuit.
-Ecoute j'ai décidé de préparer un petit repas sympa à votre mère pour ce soir mais j'ai besoin de deux trois trucs supplémentaires...-Et tu t'es dit que gentil-Billou irait acheter ces « deux trois trucs » !-Oui mais...-Mais ?Pour la deuxième fois la gène s'installe dans le ton de sa voix, il se sent étonnement coupable de monter des coups aussi stupides afin de réconcilier les jumeaux mais bon puisqu'il faut en passer par là...
-Tu vas y aller avec ton frère.-OO Quoi ? Pourquoi ?Dans le salon Tom sourit en entendant son double réagir de la même manière que lui, quelques minutes auparavant.
-Parce que vous avez besoin d'être deux pour rapporter tout ce qu'il me faut.-Tu ne peux pas venir avec moi ?-Non je reste là, je prépare le reste du repas.
-Je crois que j'ai pas vraiment le choix.-Exactement. Prépare-toi, Tom t'attend dans le salon.-Hhm.Il referme la porte au nez de son beau-père et ne met que quelques secondes avant de comprendre la supercherie. Il bougonne et s'en retourne à sa préparation.
Vingt minutes s'écoulent et Bill descends enfin. Interpellé par le bruit des pas dans les escaliers Tom tourne sa tête et une boule se forme au creux de son ventre à la vue de son frère. Il est particulièrement...élégant. Nous sommes en hiver et pourtant il est vêtu d'une simple chemise noire dont les boutons blancs jouent avec la lumière et créent des scintillements à chacun de ses pas. Un jean foncé révèle sa fine carrure. Ses cheveux sont lisses, tombant sur ses épaules et virevoltent à mesure qu'il descend les marches. Les yeux du dreadé ne se détachent de son jumeau qu'une fois celui-ci tout proche de lui.
Une odeur familière lui emplit les naseaux, cette odeur qu'il aime tant et dont il a du mal à se séparer...
-Bon on y va.Froid. Le ton est même glacial, mais Bill se ment. Il aimerait lui dire bonjour –à sa manière- et ensuite ils iraient tous deux faire les courses comme...un couple ? A cette idée son visage s'assombrit et il se reconcentre sur son aîné qui est devant la porte, enfilant sa grosse doudoune. L'androgyne le rejoint, passe sa petite veste de cuir et chausse ses habituelles santiags.
Max leur tend un billet, leur fait quelques recommandations dues aux problèmes météorologiques. Les jumeaux soupirent, la supérette ne se trouve qu'à deux kilomètres ou moins de leur maison !
Le chemin se passe dans le silence, ou presque. Les voitures vrombissent et les klaxons résonnent à travers la ville. Une dame court, tenant dans ses bras une baguette de pain, les jumeaux élargissent leur champ de vision et s'aperçoivent vite qu'elle est à la poursuite de ses deux enfants, probablement, qui glissent sur le verglas en riant. La scène évoque aussitôt un souvenir heureux, partagé, ayant eu lieu lors de l'enfance des jumeaux. Discrètement ils tentent de s'observer mais leurs regards se croisent... Regard éphémère mais qui en dit long.
Ils poursuivent leur chemin.
Puis l'enseigne de la supérette leur saute aux yeux, clignotant avec irrégularité. Ils s'empressent de rentrer, espérant se réchauffer au plus vite.
Leurs yeux s'écarquillent à la vue de la foule qui envahit le petit magasin. Certains crient, d'autres soupirent ne trouvant pas ce qui leur convient et d'autres encore sont regroupés autour de la source de chaleur du magasin.
Mais un vigile ne tarde pas à venir exclure ses personnes du magasin en leur demandant, bien sûr, au préalable s'ils ont un quelconque achat à faire. La réponse étant pour la plupart négative, la supérette se vide en quelques minutes d'une trentaine de personnes.
-Vous avez besoin de quelque chose ?-Euh oui oui.-Bien, ne restez pas là, vous bouchez l'entrée.Effectivement ils n'avaient pas bougé depuis leur arrivée, stupéfait qu'une masse aussi importante de personnes viennent simplement pour se réchauffer ; N'avaient ils pas une maison ?
Soit, désormais il allait falloir s'organiser pour se répartir les achats et finir cette corvée au plus vite. Tom jette un coup d'½il à la liste, regroupant dans sa tête les choses par rayons mais sa réflexion s'interrompt bien vite. En effet Bill lui arrache la petite feuille des mains et se met à avancer dans le magasin. Le dreadé le rattrape aussitôt alors qu'il s'engageait dans un premier rayon.
-Te sens surtout pas obliger de m'attendre !-Ouais ben on va pas coucher là, autant commencer tout de suite.Sa parole s'accompagne de la saisit d'un paquet de farine.
-Merde ! Va chercher un panier au lieu de me regarder !Bill ressent une once de culpabilité mais se ressaisit, s'il ne se montre pas fort, il craquera et ça il en est plus que certains. Tom ne prend pas la peine de répondre et s'en va rejoindre les caisses, récupérer un panier.
L'androgyne continue son avancée dans l'allée mais ses yeux s'embuent rapidement, son pas se ralentit. Il tente tant bien que mal de se retenir mais une larme s'échappe et glisse le long de sa joue encore froide. D'un geste tremblant il efface cette trace de faiblesse et fait chemin inverse.
Ce à quoi il ne s'attendait pas c'était de tomber nez à nez avec son double.
-Excuse-moi. Il se dégage et baisse la tête, laissant l'obscurité recouvrir son visage.
-Tu pleures ? Bill paraît surpris du ton calme et reposé employé par son jumeau mais il préfère, une fois de plus, se voiler la face. Il relève la tête, confirmant les pensées de Tom mais ajoute avec sûreté :
-Non pas du tout.-Arrête ça se voit comme le nez au milieu de la figure.-Pff.Bill s'écarte et quitte l'allée après avoir déposé le paquet de farine dans le petit panier rouge. Il est pris d'une soudaine envie de se précipiter hors du magasin, rejoindre sa chambre, se fermer à double tour et expulser ce trop plein de larmes qui rendent sa vision si floue.
«Ta gentillesse te perdra » C'est ce que sa grand-mère lui avait jeté au visage l'année de ses seize ans, cette phrase venait de prendre tout son sens. Pourquoi ne suit il pas ses pulsions ? Pour ne pas laisser son frère dans la galère, pour ne pas l'énerver un peu plus qu'il ne l'est et, il faut bien l'avouer, pour ne pas augmenter la part de culpabilité qu'il ressent. Ses pas le guident alors dans le deuxième rayon consacré aux confiseries, un coup d'½il à la liste lui confirme qu'il n'a besoin de rien par ici.
Troisième rayon : produits laitiers. Là, plusieurs éléments s'avèrent nécessaires, il commence à se saisir des petites choses puis tente de s'approprier un pack de lait. Il bougonne remarquant que ses deux bras lui sont insuffisants.
-Mais qu'est ce qu'il fout ?En effet, Tom n'est pas là et a à ses côtés le panier qui serait d'une grande utilité au brun.
Les bras chargés il retourne donc au rayon précédent. Son frère est toujours planté en plein milieu de l'allée, dos à lui, les bras le long du corps comme s'il s'apprêtait à se faire exécuter. Bill passe outre cette triste image et d'un pas énervé vient face à son jumeau.
-Je peux savoir ce que tu f... Il ne termine pas sa phrase et laisse tomber les quelques courses qu'il tenait sur le sol. Son c½ur rate un battement et est pris d'un violent spasme face à la vision qui s'offre à lui... Tom est figé, son visage inondé de larmes et son regard perdu dans le vide. Courte hésitation. L'androgyne enjambe le pot de crème fraîche explosé sur le sol et encercle le corps de son double de ses bras, nichant son visage dans son cou. Aucune parole, un bien être infini s'empare des jumeaux. Le blond répond à l'étreinte, serrant ses bras du plus fort qu'il peut autour du frêle corps de son frère.
Leurs c½urs battent à l'unisson, frappant leur poitrine avec violence comme s'ils s'étaient arrêtés de battre et qu'ils reprenaient vie...
OoOoOoOoO
Voili voilu!!
Vraiment désolé pour le retard mais j'avais dit dimanche soir et il semblerait que nous soyons toujours ce jour! --'
Soit, vos impressions?
pix: l'une de mes préférées, j'aime le regard qu'ils échangent...^^EDIT: SUITE DIMANCHE SOIR ! (comme d'hab' quoi --')
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